27 mars 2009
POEMES du MOYEN-AGE
EN la FOREST de LONGUE ATTENTE de Marie de CLÈVES
(1426-1487)
En la forest de Longue Attente Entrée suis en une sente Dont oster je ne puis mon cueur, Pour quoy je vis en grant langueur, Par Fortune qui me tourmente. Souvent Espoir chacun contente, Excepté moy, povre dolente, Qui nuit et jour suis en douleur En la forest de Longue Attente. Ay je dont tort, se je garmente* Plus que nulle qui soit vivante ? Par Dieu, nannil, veu mon malheur, Car ainsi m'aid mon Createur Qu'il n'est peine que je ne sente En la forest de Longue Attente. (*) je me lamente
OU MON DESIR M ' ASSOUVIRA d ' Alain CHARTIER
(1385-1433)
Ou mon desir m'assouvira, Ou ma tristesse m'occira Pour vous, belle, prouchainement, Se mon cueur quiert l'alegement Du mal que pour vous servir a. Ung de ces deux me suffira, N'espoir plus ne me mentira, Si j'ay de parler hardement, Ou mon desir m'assouvira. Tout bien ou tout mal m'en ira, Car quant vostre bouche dira Oy ou nenny, tout seulement, Elle asserra le jugement Dont mon dueil o* moy finera Ou mon desir m'assouvira. (*) avec
Charles d' ORLEANS (1394-1465)
Las ! Mort, qui t'a fait si hardie
Las ! Mort, qui t'a fait si hardie
De prendre la noble Princesse
Qui était mon confort, ma vie,
on bien, mon plaisir, ma richesse !
Puisque tu as pris ma maîtresse,
Prends-moi aussi son serviteur,
Car j'aime mieux prochainement
ourir que languir en tourment,
En peine, souci et douleur !
Las ! de tous biens était garnie
Et en droite fleur de jeunesse !
Je prie à Dieu qu'il te maudie,
Fausse Mort, pleine de rudesse !
Si prise l'eusses en vieillesse,
Ce ne fût pas si grand rigueur ;
ais prise l'as hâtivement,
Et m'as laissé piteusement
En peine, souci et douleur !
Las ! je suis seul, sans compagnie !
Adieu ma Dame, ma liesse !
Or est notre amour departie,
Non pourtant, je vous fais promesse
Que de prières, à largesse,
orte vous servirai de coeur,
Sans oublier aucunement;
Et vous regretterai souvent
En peine, souci et douleur.
Dieu, sur tout souverain Seigneur,
Ordonnez, par grâce et douceur,
De l'âme d'elle, tellement
Qu'elle ne soit pas longuement
En peine, souci et douleur !
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02 février 2009
VOYAGES IMAGinERES
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08 juillet 2008
Le CANTIQUE de FRèRE SOLEIL /St FRANCOIS d ' ASSISE
Cantique de frère soleil ou des Créatures
**********************************************************
Très haut, tout puissant et bon Seigneur,
à toi louange, gloire, honneur,
et toute bénédiction;
A toi seul ils conviennent, ô Très-Haut,
et nul homme n'est digne de te nommer.
Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures,
spécialement messire frère Soleil.
par qui tu nous donnes le jour, la lumière:
Il est beau, rayonnant d'une grande splendeur,
et de toi, le Très-Haut, il nous offre le symbole.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur Lune et les étoiles:
dans le ciel tu les as formées,
claires, précieuses et belles.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Vent,
et pour l'air et pour les nuages,
pour l'azur calme et tous les temps:
grâce à eux tu maintiens en vie toutes les créatures.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur Eau.
qui est très utile et très humble,
précieuse et chaste.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur notre mère la Terre,
qui nous porte et nous nourrit,
qui produit la diversité des fruits,
avec les fleurs diaprées et les herbes.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux
qui pardonnent par amour pour toi;
qui supportent épreuves et maladies:
Heureux s'ils conservent la paix
car par toi, le Très-Haut, ils seront couronnés.
Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour notre soeur la Mort corporelle
à qui nul homme vivant ne peut échapper.
Malheur à ceux qui meurent en péché mortel;
heureux ceux qu'elle surprendra faisant ta volonté,
car la seconde mort ne pourra leur nuire.
Louez et bénissez mon Seigneur,
rendez-lui grâce et servez-le
en toute humilité!
Saint François d'Assise (29 avril 1182 – 3 octobre 1226), est un religieux catholique italien, fondateur de l'ordre franciscain (ou ordre des frères mineurs, o.f.m.) caractérisé par la pauvreté et la joie. Il a été canonisé dès 1228 par l'Église catholique romaine. Il est fêté le 4 octobre dans le calendrier liturgique catholique.
07 juillet 2008
JEANNE et ses compagnons d'armes
JEANNE au BUCHER
**************************
Un Frère d' arme cela ne s'oublie pas..Les Citadelles,les geôles.les feux de camps,
les cliquetis,les froissements de ferrailles,les cris de railliements, les HuES VA,la
BANNIERE au vent,le sang,les larmes,la terre souillée,le peuple affamé,les maladies
pustulantes,les âmes errantes perdues en haillon.le gosse qui cherche sa mère
décapitée,la garde dépravée à chercher jupon,le froid qui gèle la peau,le soleil qui
brûles les blessures,les doutes,les angoisses de n'être pas entendue,de ne pas avoir
servi le bon Maître,implorer ses anges,convaincre les enfants du ROI,se tailler vêture
d'homme,jalousée des femmes,bannie de la cour comme mécréante et Sorcière,
torturée,ferrée,violée,battue,tondue,écartelée. A LA QUESTION ne répond RIEN.
NE peut RENIER mon ROI..Je n'ai qu'un seul DIEU..et Michel mon ANGE......
Texte de Luce Brera /2007 © 2008
Dessin encre de chine /1978/ fragment/ Luce Brera ©
PEUPLE de DON QUICHOTTE
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Enfants de la Terre,Peuple Nu et sans Père
Soulevez la Bannière ,face au Vent du Système
A terre Celui-ci qui ne sait DONNER ce DU du Ciel
PEUPLE ELU auj'ourd'hui sans PERE
Relève la TETE car ton HEURE de GLOIRE est venue
Plus jamais ne sera pareil vos nuits sans la tune
Le Roi de vos terres s'en est allé
Viens maintenant flotter au vent
La bagnière de Michel le pourfandeur du dragon
Relevez-vous ,unissez -vous,le TEMPS est venu
Votre Part vous sera RENDUE
Plus jamais la HONTE du Peuple NU
Banni l'ETAT ROI qui laisse mourir de froid
La Bagnière de JEANNE est revenue
copyrightTexte de Luce Brera ©
Dessin encre de chine /1978/ fragment/ Luce Brera ©
19 avril 2008
ALCHIMIE de la DOULEUR /La PRIèRE d 'un PAIEN de BAUDELAIRE
ALCHIMIE de la DOULEUR
************************************
L'un t'éclaire avec son ardeur,
L'autre en toi met son deuil, Nature !
Ce qui dit à l'un : Sépulture !
Dit à l'autre : Vie et splendeur !
Hermès inconnu qui m'assistes
Et qui toujours m'intimidas,
Tu me rends l'égal de Midas,
Le plus triste des alchimistes
Par toi je change l'or en fer
Et le paradis en enfer ;
Dans le suaire des nuages
Je découvre un cadavre cher,
Et sur les célestes rivages
Je bâtis de grands sarcophages.
LA PRIèRE d ' un PAIEN
**********************************
Ah ! ne ralentis pas tes flammes ;
Réchauffe mon coeur engourdi,
Volupté, torture des âmes !
Diva ! supplicem exaudi !
Déesse dans l'air répandue,
Flamme dans notre souterrain !
Exauce une âme morfondue,
Qui te consacre un chant d'airain.
Volupté, sois toujours ma reine !
Prends le masque d'une sirène
Faite de chair et de velours,
Ou verse-moi tes sommeils lourds
Dans le vin informe et mystique,
Volupté, fantôme élastique !
Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
(Recueil : Les fleurs du mal)
30 mars 2008
LA BALLADE des PENDUS /François Villon
LA BALLADE des PENDUS
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Frères humains qui après nous vivez N'ayez les coeurs contre nous endurciz, Car, ce pitié de nous pauvres avez, Dieu en aura plus tost de vous merciz. Vous nous voyez ci, attachés cinq, six Quant de la chair, que trop avons nourrie.
Elle est piéca devorée et pourrie, Et nous les os, devenons cendre et pouldre. De nostre mal personne ne s'en rie: Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre! Se frères vous clamons, pas n'en devez Avoir desdain, quoy que fusmes occiz Par justice. Toutefois, vous savez Que tous hommes n'ont pas le sens rassiz;
Excusez nous, puis que sommes transsis, Envers le filz de la Vierge Marie, Que sa grâce ne soit pour nous tarie, Nous préservant de l'infernale fouldre Nous sommes mors, ame ne nous harie; Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre! La pluye nous a débuez et lavez, Et le soleil desséchez et noirciz: Pies, corbeaulx nous ont les yeulx cavez Et arraché la barbe et les sourciz. Jamais nul temps nous ne sommes assis;
Puis ca, puis là, comme le vent varie, A son plaisir sans cesser nous charie, Plus becquetez d'oiseaulx que dez à couldre. Ne soyez donc de nostre confrarie; Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre! Prince Jhésus, qui sur tous a maistrie, Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie: A luy n'avons que faire ne que souldre. Hommes, icy n'a point de mocquerie; Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!
François VILLON
Né à Paris en 1431
Décédé en ??? vers 1463
HARMONIE du SOIR de BAUDELAIRE
HARMONIE du SOIR
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Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir;
Valse mélancolique et langoureux vertige!
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige;
Valse mélancolique et langoureux vertige!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige!
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir
L ' INVITATION au VOYAGE de Charles Baudelaire
L'Invitation au Voyage
Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur,
D'aller là-bas vivre ensemble!
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble!
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes,
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
A l'âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
— Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or;

Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
DE CHARLES BAUDELAIRE
CRéPUSCULE d ' APOLLINAIRE
À Mademoiselle Marie Laurencin.
CREPUSCULE
*******************
Frôlée par les ombres des morts
Sur l'herbe où le jour s'exténue
L'arlequine s'est mise nue
Et dans l 'étang mire son corps
Un charlatan crépusculaire
Vante les tours que l 'on va faire
Le ciel sans teinte est constellé
D 'astres pâles comme du lait
Sur les tréteaux l 'arlequin blême
Salue d'abord les spectateurs
Des sorciers venus de Bohême
Quelques fées et les enchanteurs
Ayant décroché une étoile
Il la manie à bras tendu
Tandis que des pieds un pendu
Sonne en mesure les cymbales
L'aveugle berce un bel enfant
La biche passe avec ses faons

Le nain regarde d'un air triste
Grandir l 'arlequin trismégiste
Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)
DES CALLIGRAMMES de Guillaume
Peintures Odilon Redon +Documents Apollinaire
http://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=Category:The_Yorck_Project&from=Image%3AV
Photo Nébuleuse ORION
http://pdphoto.org/PictureDetail.php?mat=pdef&pg=8005
03 novembre 2007
GARGOUILLES de NOTRE -DAME de PARIS
LA BETE par la main m'a prise et me mena tout droit.LA ou mon coeur jadis flamba....
Ma BETE me connaît si bien,qu'elle sait ce qui sied à mon AME et sait de quoi la NOURRIR......
Gargouille Chimérique contemple son présent onirique......La BELLE et la BETE dansent sur les PARVIS........
Mon âme hante encore ses LIEUX......
< a href="http://storage.canalblog.com/92/84/261381/11349814.jpg" target="_blank">

PARISTIQUE
***********************
Loin des touristes ,pas tristes, artiste,tu t'es
muté élastique à longue vue en quête de ces rues
encore inconnues,et si mythiques petits moustiques
Pas mystiques la paristique aigue,j'ai croqué
les vues de la Seine à Notre-Dame sans tiques
Poétiques en somme,émoustillée acrobatique des
clichés perdus ,trop romantiques,pour l'artiste..
Suréaliste promenade à deux regards émancipés
Loin des sentiers battus,ne cherchez pas la photo..
Les clichés sont perdus dans mon regard émerveillé....
NOTRE DAME
**********************
T u m'as ravi l'AME de tes parvis médiévaux
j'erre dans tes courbes parfaites ,Nef sublime,
arches ,volutes,clef de voûtes,ogives sacrées
Les mains du bâtisseur se souviennent
Elles ont gardé mémoire de ces lignes
Sur les échaffaudages de ta construction
Pierres maçonniques ,Maître d'oeuvre des
Compagnons,Etoile de Quasimodo
Règne incomparable de magesté
Je suis sous ton charme comblée.......
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Textes de Luce Brera. © 2007


Photos de Luce Brera © 2007
20 juin 2007
TRéSORS d ' URANUS
Il est tout les VENTS
Il change à chaque instant
Il vous transforme
de bas en haut
Il a l'art des mots
Il a ses mains
de magiciens
Il invente la VIE
A tours de bras
Il chasse le malheur
Car il n'y croit pas
Il a le monde
dans son regard
Et la révolution
au fond de ses yeux
C'est le MANDRIN
des temps modernes
qui a le vent en poupe
Les échanges à fleurs de maux
Un Homme
En qui je crois
Texte de Luce Brera. © copyright.2007
20 mars 2007
PAR les FILS de MANDRIN
PAR les FILS de MANDRIN
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CHANSON extraite de l ' ALBUM VINIL du groupe français ANGE...conte musical 1976
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Une tignasse en forêt sur des yeux en étoiles.La loi frippant notre destin!
Le sein à cran d'arrêt.Sous un sourire canaille,nous sommes bandits de grands chemins.
Des gueules en cathédrales sur des pieds de bohème.La fanfare de Maître Larain
qui jusqu'au dernier râle,l'estomac en carême comble d'écus ceux qui ont faim!
Hé!Prenez garde à votre tête!Si joli coeur sent le mesquin!Alors surviendrait votre fête!
Juré!Par les Fils de Mandrin!A vivre d'une chasse,à vivre de la pèche,petits braconniers
du matin.Il n'est jamais trop tard!Pour battre le fer!Juré!PAR LES FILS DE MANDRIN!
JURE PAR LES FILS DE MANDRIN...Juré par les fils de Mandrin!!!!de G.DECAMPS et J.M .Brezovar
VOIR: LOUIS MANDRIN et la COMPLAINTE de MANDRIN
sur ANECDOTE ONANISTE voir LIEN
















































































