POEMES du MOYEN-AGE
''LUNIGIANA'' Ode médiéval /Luce Brera
********************
http://www.youtube.com/user/LuceBrera
EN la FOREST de LONGUE ATTENTE de Marie de CLÈVES
(1426-1487)
En la forest de Longue Attente Entrée suis en une sente Dont oster je ne puis mon cueur, Pour quoy je vis en grant langueur, Par Fortune qui me tourmente. Souvent Espoir chacun contente, Excepté moy, povre dolente, Qui nuit et jour suis en douleur En la forest de Longue Attente. Ay je dont tort, se je garmente* Plus que nulle qui soit vivante ? Par Dieu, nannil, veu mon malheur, Car ainsi m'aid mon Createur Qu'il n'est peine que je ne sente En la forest de Longue Attente. (*) je me lamente
OU MON DESIR M ' ASSOUVIRA d ' Alain CHARTIER
(1385-1433)
Ou mon desir m'assouvira, Ou ma tristesse m'occira Pour vous, belle, prouchainement, Se mon cueur quiert l'alegement Du mal que pour vous servir a. Ung de ces deux me suffira, N'espoir plus ne me mentira, Si j'ay de parler hardement, Ou mon desir m'assouvira. Tout bien ou tout mal m'en ira, Car quant vostre bouche dira Oy ou nenny, tout seulement, Elle asserra le jugement Dont mon dueil o* moy finera Ou mon desir m'assouvira.
Charles d' ORLEANS (1394-1465)
LAS! MORT QUI T'AS FAIT SI HARDIE
Las ! Mort, qui t'a fait si hardie
Las ! Mort, qui t'a fait si hardie
De prendre la noble Princesse
Qui était mon confort, ma vie,
on bien, mon plaisir, ma richesse !
Puisque tu as pris ma maîtresse,
Prends-moi aussi son serviteur,
Car j'aime mieux prochainement
ourir que languir en tourment,
En peine, souci et douleur !
Las ! de tous biens était garnie
Et en droite fleur de jeunesse !
Je prie à Dieu qu'il te maudie,
Fausse Mort, pleine de rudesse !
Si prise l'eusses en vieillesse,
Ce ne fût pas si grand rigueur ;
ais prise l'as hâtivement,
Et m'as laissé piteusement
En peine, souci et douleur !
Las ! je suis seul, sans compagnie !
Adieu ma Dame, ma liesse !
Or est notre amour departie,
Non pourtant, je vous fais promesse
Que de prières, à largesse,
orte vous servirai de coeur,
Sans oublier aucunement;
Et vous regretterai souvent
En peine, souci et douleur.
Dieu, sur tout souverain Seigneur,
Ordonnez, par grâce et douceur,
De l'âme d'elle, tellement
Qu'elle ne soit pas longuement
En peine, souci et douleur !
OTHON de GRANDSON
(† Bourg-en-Bresse, 7 août 1397), seigneur vaudois, homme de guerre, conseiller du comte de Savoie et poète
Ballade, XIVe siècle
La Grant Beaulté De Vo Viaire ClerLa grant beaulté de vo viaire cler
Et la doulseur dont vous estez paree
Me fait de vous si fort enamourer,
Chiere dame, qu’avoir ne puis duree.
A toute heurë est en vous ma pensee.
Desir m’asault durement par rigour.
Et se par vous ne m’est grace donnee,
En languissant defineront my jour.
Allegement ne pourroye trouver
Du mal que j’ay par creature nee,
Se par vous non, en qui veul affermer
Entierement mon cuer, sans dessevree.
Il est vostre, longtemps vous ay amee
Celeement, sans en faire clamour.
Et, se l’amour de vous m’est reffusee
En languissant defineront my jour.
Si vous suppli humblement que passer
Ma requeste vueillez, s’il vous agree.
Assez pouez congnoistre mon penser
Par ma chanson, qui balade est nommee.
Plus ne vous dy, belle tresdesiree,
Demonstrez moy, s’il vous plaist, vo doulsour,
Car autrement soiez acertainnee
En languissant defineront my jour.
Version modernisée:
La grand beauté de vo viaire clair
Et la douceur dont vous êtes parée
Me fait de vous si fort énamouré,
Chère dame, qu’avoir ne puis durée.
À toute heure est en vous ma pensée.
Désir m’assaut durement par rigueur.
Et si par vous ne m’est grâce donnée,
En languissant définiront mes jours.
Allégement ne pourraie trouver
Du mal que j’ai par créature née,
Si par vous non, en qui veut affermer
Entièrement mon cœur, sans dessevrée.
Il est vôtre, longtemps vous ai aimée
Céléement, sans en faire clameur.
Et si l’amour de vous m’est refusée
En languissant définiront mes jours.
Ci vous supplie humblement que passer
Ma requête veuillez, s’il vous agrée.
Assez pouvez connaître mon penser
Par ma chanson, qui ballade est nommée.
Plus ne vous dis, belle très désirée,
Démontrez-moi, s’il vous plaît, vo douceur,
Car autrement soyez acertainée,
En languissant définiront mes jours.
S’ Il Ne Vous Plaist Que J’Aye Mieulx
Rondeau, XIVe siècle
Version originale
S’il ne vous plaist que j’aye mieulx,
Je prendray en gré ma tristesse.
Mais, par Dieu, ma plaisant maistresse,
J’amasse plus estre joyeux !
De vous suy si fort amoureux
Que mon cuer de crier ne cesse.
S’il ne vous plaist que j’aye mieulx,
Je prendray en gré ma tristesse.
Bele, tournez vers moy voz yeulx
Et veez en quele tristesse
J’use mon temps et ma jeunesse
Et puis faites de moy vos jeux,
S’il ne vous plaist que j’aye mieulx.
Othon de Grandson — S’il ne vous plaît que j’aille mieux
Rondeau, XIVe siècle
Orthographe modernisée
S’il ne vous plaît que j’aille mieux,
Je prendrai en gré ma tristesse.
Mais, par Dieu, ma plaisante maîtresse,
J’aimerais mieux être joyeux !
De vous suis si fort amoureux
Que mon cœur de crier ne cesse.
S’il ne vous plaît que j’aille mieux,
Je prendrai en gré ma détresse.
Belle, tournez vers moi vos yeux
Et voyez en quelle tristesse
J’use mon temps et ma jeunesse
Et puis faites de moi vos jeux,
S’il ne vous plaît que j’aille mieux.
http://www.youtube.com/user/LuceBrera
THE GARDEN of ZEPHIRUS / DEAD CAN DANCE
Montage de Luce Brera /Musique The Garden of Zephirus et The End of Words
de l' album AION de Dead Can Dance
DE PROFUNDIS/OCEAN de Dead Can Dance
http://www.youtube.com/user/LuceBrera
VIDEOS: Montages artistiques de Luce Brera sur le Titre ''De Profundis'' de l 'album Sleen and Ideal de Dead Can Dance
SPIRIT of DE PROFUNDIS
********************************
SECRET SPIRIT of DE PROFUNDIS:
*******************************************
Montage avec GIFS de Luce Brera sur De Profundis ( extrait de l 'album Spleen and Ideal ) de Dead Can Dance
VIDEO:Montage photos sur le thème de la Nature de Luce Brera sur le titre ''OCEAN'' de Dead Can Dance
OCEAN/Dead Can Dance
************************************
FREE TIBET /Freedom
Hommage à un Peuple opprimé...
Montage photo de Luce Brera
Musique Freedom d' Attitude Bouddha :
http://bica-vipassana.blogspot.com/
Site du Dalaï-Lama
http://dalailama.com/
Soutenir :TIBET VILLAGE PROJET:
http://www.facebook.com/group.php?gid...
TIBET:
http://www.facebook.com/pages/Tibet/9...
United Nations For a Free Tibet
http://www.facebook.com/UNFFT
MêME LE MOT T ' AIME

Sur le thême je t'aime ,tu es mon totem
je t 'ai dans la peau.
Ne maudit pas
le si beau monument de ma pensée,mot à mot de mon
émotif inconstant , monarque carcéral, qui momifie mon
coeur,monopolise toute mon attention.

Tu es le Moloch de
mon désert sensuel arride et chaud ou je me vautre avec
la grâce des ondes rayonnantes solaires qui innondent
mon corps au repos.
Monastère sacralisé
renversé par
le régime des monades
nouveaux nomades sans
chameau...Shamane des mots qui m'envoute l ' âme ,qui
me prend le corps,me perce la carapace de sa subtile
présence.
Je suis la mélopée du vent,je suis les traces
de ce désert sanctifié....J'ai soif de ton univers mobile,
mouvance perpétuelle de mon modem connecté au tien,
par la magie toujours renouvelée de cette transe qui n'en
fini pas de me brûler.
Je suis la marche du temps nouveau,
je modère le propos ,effleurant les consciences
parcimonieusement de cet amour que je ne puis cacher....
Momentanément les mots mentent tellement qu'ils
crachent leur vérité en les malaxant,les triturant,les
perforantd'attentions multiples pour enfin s'en délecter...
Vous me posséder et vous le savez.

Copyright.Texte de Luce Brera © 2008


A MON AMIE LA MORT

Je te connais depuis si lomgtemps, Toi qui m'a pris tant d 'Amis déjà...
Je n'ai plus assez de doigts pour les compter,plus assez de larmes pour les pleurer,puisque je sais, ou tu les
emmènes,je ne puis même pas me plaindre, puisque tu les aimes encore mieux que moi...
Mais pour une fois,laisse moi le temps d'apprivoiser mon dragon,ce monstre si charmant à mes yeux.
Transforme ton dessin empoisonné en mantra auréolé,ordonne à cette funeste maladie de fuire
au loin.



Laisse- moi d'une flèche tranpercer ce noir présage.
Je veux être pour LUI , l 'antre de ses rê ves.
Son beaume apaisant,sa caresse du vent ,son soleil levant.
Son armure céleste pour braver les tempêtes,même si je sais qu'il n'en a nul besoin.
Mon Dragon si vaillant, qui pense le temps qui rêve de Toi et te courtise déjà....
Son sang coule comme fl euve d ' éternité dans ma terre d'élection.
Je deviens ce fleuve
et n'en vois pas la fin...
Je prends sa main comme destin de lumière,et je le veux comme mon dernier feu et non comme calice amer.
Je ne boirai pas de cette coupe là.

Je veux boire à la coupe lumineuse de l ' Amour
entre ses mains,me p rom ener dans les jardins de la tendresse
et rêver à foison en le contemplant dans son paradis retrouvé...
Mon AMIE ,est-ce trop te demander?
Je deviendrais toi alors, pour mieux nous comprendre.
Texte de Luce Brera © 2007

Le CANTIQUE de FRèRE SOLEIL / FRANCOIS d ' ASSISE
Cantique de frère soleil ou des Créatures
**********************************************************
Très haut, tout puissant et bon Seigneur,
à toi louange, gloire, honneur,
et toute bénédiction;
A toi seul ils conviennent, ô Très-Haut,
et nul homme n'est digne de te nommer.
Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures,
spécialement messire frère Soleil.
par qui tu nous donnes le jour, la lumière:
Il est beau, rayonnant d'une grande splendeur,
et de toi, le Très-Haut, il nous offre le symbole.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur Lune et les étoiles:
dans le ciel tu les as formées,
claires, précieuses et belles.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Vent,
et pour l'air et pour les nuages,
pour l'azur calme et tous les temps:
grâce à eux tu maintiens en vie toutes les créatures.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur Eau.
qui est très utile et très humble,
précieuse et chaste.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur notre mère la Terre,
qui nous porte et nous nourrit,
qui produit la diversité des fruits,
avec les fleurs diaprées et les herbes.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux
qui pardonnent par amour pour toi;
qui supportent épreuves et maladies:
Heureux s'ils conservent la paix
car par toi, le Très-Haut, ils seront couronnés.
Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour notre soeur la Mort corporelle
à qui nul homme vivant ne peut échapper.
Malheur à ceux qui meurent en péché mortel;
heureux ceux qu'elle surprendra faisant ta volonté,
car la seconde mort ne pourra leur nuire.
Louez et bénissez mon Seigneur,
rendez-lui grâce et servez-le
en toute humilité!
Saint François d'Assise (29 avril 1182 – 3 octobre 1226), est un religieux catholique italien, fondateur de l'ordre franciscain (ou ordre des frères mineurs, o.f.m.) caractérisé par la pauvreté et la joie. Il a été canonisé dès 1228 par l'Église catholique romaine. Il est fêté le 4 octobre dans le calendrier liturgique catholique.
GALERIE LUCE BRERA
![]() |
LUCE BRERA vous PRESENTE ses UNIVERS Pour Visiter les Blogs... Cliquez sur les images non animées
PEINTURES http://lucebrera.canalblog.com Peintures de 1974 à 2007.
|
![]() |
VOYAGE GRAPHIQUE Le blog des dessins.
|
![]() |
Mes TEXTES TIBET
|
![]() |
ARTRINSECTE Boticelli
|
![]() |
TUTTI FRUTTI Des ARTISTES MUSIQUE VIDEOS Des OVNIS Des GIFS Des TEXTES
|
![]() |
EROTYKS ARTS Voyage dans le monde de la volupté.
|
FANTASY et FANTASTIQUE


![]() |
GOTYKéMAGYK
CRéATURES FANSTATIQUES
|
LA BALLADE des PENDUS /François Villon
LA BALLADE des PENDUS
**********************************
Frères humains qui après nous vivez N'ayez les coeurs contre nous endurciz, Car, ce pitié de nous pauvres avez, Dieu en aura plus tost de vous merciz. Vous nous voyez ci, attachés cinq, six Quant de la chair, que trop avons nourrie.
Elle est piéca devorée et pourrie, Et nous les os, devenons cendre et pouldre. De nostre mal personne ne s'en rie: Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre! Se frères vous clamons, pas n'en devez Avoir desdain, quoy que fusmes occiz Par justice. Toutefois, vous savez Que tous hommes n'ont pas le sens rassiz;
Excusez nous, puis que sommes transsis, Envers le filz de la Vierge Marie, Que sa grâce ne soit pour nous tarie, Nous préservant de l'infernale fouldre Nous sommes mors, ame ne nous harie; Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre! La pluye nous a débuez et lavez, Et le soleil desséchez et noirciz: Pies, corbeaulx nous ont les yeulx cavez Et arraché la barbe et les sourciz. Jamais nul temps nous ne sommes assis;
Puis ca, puis là, comme le vent varie, A son plaisir sans cesser nous charie, Plus becquetez d'oiseaulx que dez à couldre. Ne soyez donc de nostre confrarie; Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre! Prince Jhésus, qui sur tous a maistrie, Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie: A luy n'avons que faire ne que souldre. Hommes, icy n'a point de mocquerie; Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!
François VILLON
Né à Paris en 1431
Décédé en ??? vers 1463
ERYTHREA de Gérard de NERVAL
Érythréa
Colonne de Saphir, d'arabesques brodée
- Reparais ! - Les Ramiers pleurent cherchant leur nid :
Et, de ton pied d'azur à ton front de granit
Se déroule à longs plis la pourpre de Judée !
Si tu vois Bénarès sur son fleuve accoudée
Prends ton arc et revifts ton corset d'or bruni :
Car voici le Vautour, volant sur Patani,
Et de papillons blancs la Mer est inondée.
Mahdéwa ! Fais flotter tes voiles sur les eaux
Livre tes fleurs de pourpre au courant des ruisseaux :
La neige du Cathay tombe sur l'Atlantique :
Cependant la prêtresse au visage vermeil
Est endormie encor sous l'Arche du Soleil :
- Et rien n'a dérangé le sévère portique.
*********************************
Gérard de NERVAL (1808-1855)
(Recueil : Les chimères)
TRéSORS d ' URANUS
Il est tout les vents
Il change à chaque instant
Il vous transforme
de bas en haut
Il a l'art des mots
Il a ses mains
de magiciens
Il invente la VIE
A tours de bras
Il chasse le malheur
Car il n'y croit pas
Il a le monde
dans son regard
Et la révolution
au fond de ses yeux
C'est le Magicien
des temps modernes
qui a le vent en poupe
Les échanges à fleurs de maux
Le destin
En qui je crois

Texte de Luce Brera. © 2007.Modifié le 12.9.2010
IVRE de TEMPS

Le temps ressemble à son regard
Son regard égrène les minutes de ma vie
sa pensée imprime ma chair
Ma pensée s'écoule en cascade de diamant
Le ciel inspire la symphonie des amant
Ivre de temps comme sirène des vents
Comme vent d'éternité
Je soufflerai le divin baume sur tes plaies
M'enivrerai de vos idées
Comme cerf-volant de mon âme
Et je volerai vers les étoiles
Pour vous ramener le Graal de la pensée
Comme Ivre de Temps...
Texte de Luce Brera ©20 avril 2007
modifié le 8 août 2008 ©
Le GRAAl des temps modernes/Création Virtuelle de Luce Brera
sur Imac OS 9 avec Applework6 ©2007 © LB-2008
Lien CREATIONS VIRTUELLES
**************************************
http://lucebrera.canalblog.com/archives/creations__virtuelles__2007_2008/index.html
EXALTATION
D'un EMOI tout nouveau
Le COEUR s'est paré
IL est VENU dire
Que TERRE éprise
Sera le Miel et le Calice
D'une JOIE comblée

Rose sans Epines
Tendre et Velouté
Le chant de son Aimé
Qui perça Chagrin
D'un tour de mains
Remis Amour au plus HAUT

Le TEMPS des AIMANTS
Dans la Noblesse du lien
Dicte la trame du Destin
Ou de ces deux REGARDS
A FEU scellé et reconnu
Comme TERRE d'élection
LE CHANT du LYS
Il y a nos pas qui résonnent sur le pavé
Il y a nos voix qui se mélangent aux fumées du bistrot
Il y a comme un parfum d'entente qui s'exhale dans les drapés du lit
Il y a comme des drinks orangés qui tintent en cascades énamourées
C'est le vaisseau du Pirate qui tangue
On a largué les amarre s comme évaporés dans les limbes caressantes
Aspirés par des vagues souriantes sur des récifs colorés d'un plancher flottant
J 'écoute sa gouaille comme une messe de Mozart
Je scrute les étincelles de son regard à l 'affût d 'une galaxie nouvelle
Je danse au gré de ses anecdotes comme une gitane enflammée de son flamenco
Je vibre et ondule au moindre sursaut de ses pensées comme un sismographe méticuleux
Je me moule avec délice dans les labyrinthes infinis de ses multiples vies
A ses côtés ,les rues de la ville deviennent des forêts magiques
Les voitures des carrosses , les vitrines des cavernes d'Ali Baba et les bistrots des grottes enchantées
Je suis sa petite puce qui saute tel un lutin dans ses partitions réalistes
Je suis une petite plume d 'oiselle qui palpite à ses oraisons
Je m 'imprime à ses mouvances
Tressaille à ses cadences et tente d ' adoucir d'incertaines souffrances
Il y a comme un vent de Bannière d ' Orléans qui souffle à l ' horizon
Il y a comme un Chant de LYS qui illumine le présent.......
JEANNE et ses compagnons d'armes
JEANNE au BUCHER
**************************
Un Frère d' arme cela ne s'oublie pas..Les Citadelles,les geôles.les feux de camps,
les cliquetis,les froissements de ferrailles,les cris de railliements, les HuES VA,la
BANNIERE au vent,le sang,les larmes,la terre souillée,le peuple affamé,les maladies
pustulantes,les âmes errantes perdues en haillon.le gosse qui cherche sa mère
décapitée,la garde dépravée à chercher jupon,le froid qui gèle la peau,le soleil qui
brûles les blessures,les doutes,les angoisses de n'être pas entendue,de ne pas avoir
servi le bon Maître,implorer ses anges,convaincre les enfants du ROI,se tailler vêture
d'homme,jalousée des femmes,bannie de la cour comme mécréante et Sorcière,
torturée,ferrée,violée,battue,tondue,écartelée. A LA QUESTION ne répond RIEN.
NE peut RENIER mon ROI..Je n'ai qu'un seul DIEU..et Michel mon ANGE......
Texte de Luce Brera /2007 © 2008
Dessin encre de chine /1978/ fragment/ Luce Brera ©
PEUPLE de DON QUICHOTTE
*****************************************
Enfants de la Terre,Peuple Nu et sans Père
Soulevez la Bannière ,face au Vent du Système
A terre Celui-ci qui ne sait DONNER ce DU du Ciel
PEUPLE ELU auj'ourd'hui sans PERE
Relève la TETE car ton HEURE de GLOIRE est venue
Plus jamais ne sera pareil vos nuits sans la tune
Le Roi de vos terres s'en est allé
Viens maintenant flotter au vent
La bagnière de Michel le pourfandeur du dragon
Relevez-vous ,unissez -vous,le TEMPS est venu
Votre Part vous sera RENDUE
Plus jamais la HONTE du Peuple NU
Banni l'ETAT ROI qui laisse mourir de froid
La Bagnière de JEANNE est revenue
copyrightTexte de Luce Brera ©
Dessin encre de chine /1978/ fragment/ Luce Brera ©
ALCHIMIE de la DOULEUR /La PRIèRE d 'un PAIEN de BAUDELAIRE
ALCHIMIE de la DOULEUR
************************************
L'un t'éclaire avec son ardeur,
L'autre en toi met son deuil, Nature !
Ce qui dit à l'un : Sépulture !
Dit à l'autre : Vie et splendeur !
Hermès inconnu qui m'assistes
Et qui toujours m'intimidas,
Tu me rends l'égal de Midas,
Le plus triste des alchimistes

Par toi je change l'or en fer
Et le paradis en enfer ;
Dans le suaire des nuages
Je découvre un cadavre cher,
Et sur les célestes rivages
Je bâtis de grands sarcophages.
LA PRIèRE d ' un PAIEN
**********************************
Ah ! ne ralentis pas tes flammes ;
Réchauffe mon coeur engourdi,
Volupté, torture des âmes !
Diva ! supplicem exaudi !
Déesse dans l'air répandue,
Flamme dans notre souterrain !
Exauce une âme morfondue,
Qui te consacre un chant d'airain.
Volupté, sois toujours ma reine !
Prends le masque d'une sirène
Faite de chair et de velours,
Ou verse-moi tes sommeils lourds
Dans le vin informe et mystique,
Volupté, fantôme élastique !
Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
(Recueil : Les fleurs du mal)
HARMONIE du SOIR de BAUDELAIRE
HARMONIE du SOIR
****************************
Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir;
Valse mélancolique et langoureux vertige!
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige;
Valse mélancolique et langoureux vertige!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige!
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir
L ' INVITATION au VOYAGE de Charles Baudelaire
L'Invitation au Voyage
Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur,
D'aller là-bas vivre ensemble!
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble!
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes,
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
A l'âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
— Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or;

Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
DE CHARLES BAUDELAIRE
CRéPUSCULE d ' APOLLINAIRE
À Mademoiselle Marie Laurencin.
CREPUSCULE
*******************
Frôlée par les ombres des morts
Sur l'herbe où le jour s'exténue
L'arlequine s'est mise nue
Et dans l 'étang mire son corps
Un charlatan crépusculaire
Vante les tours que l 'on va faire
Le ciel sans teinte est constellé
D 'astres pâles comme du lait
Sur les tréteaux l 'arlequin blême
Salue d'abord les spectateurs
Des sorciers venus de Bohême
Quelques fées et les enchanteurs
Ayant décroché une étoile
Il la manie à bras tendu
Tandis que des pieds un pendu
Sonne en mesure les cymbales
L'aveugle berce un bel enfant
La biche passe avec ses faons

Le nain regarde d'un air triste
Grandir l 'arlequin trismégiste
Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)
DES CALLIGRAMMES de Guillaume
Peintures Odilon Redon +Documents Apollinaire
http://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=Category:The_Yorck_Project&from=Image%3AV
Photo Nébuleuse ORION
http://pdphoto.org/PictureDetail.php?mat=pdef&pg=8005



















































































